fullbanner ads slot

Sat06242017

Last update05:40:25 PM GMT

Profile

Layout

Direction

Menu Style

Cpanel
Back Finance PPTE ou PPTI : Que Choisir ?

PPTE ou PPTI : Que Choisir ?

  • PDF

PPTE ou PPTI : Que Choisir  M. Thierry TAN démontre qu'il existe une alternative, plus intéressante pour les pays africains, que le PPTE (Pays Pauvre Très Endetté). C'est le PPTI (Pays Prospère Très Industrialisé). Son analyse, faite en 2009, reste toujours d'actualité en 2011. Rien n'a changé, malheureusement...

PPTE ou PPTI : Que Choisir ?

1er CHOIX: « PPTE» (Pays Pauvre  Très Endetté)

La Côte d'Ivoire n'en est qu'au stade de Décision. Pour atteindre le point d'achèvement, la Côte d'Ivoire devra, dans le cadre du programme PPTE, continuer à rembourser les arriérés de sa dette et d'autre part, remplir les conditionnalités de bonne gouvernance et de réformes structurelles. Ces réformes portent sur la transparence de la gestion des secteurs du pétrole, du café-cacao et de la fonction publique (lutte contre la corruption). Ce qui signifie que le point d'achèvement - qui permettra à la Côte d'Ivoire de bénéficier à ce moment d'un allègement de la dette - ne sera pas atteint avant 2014.

Que de sacrifices pour la population pendant 3 à 5 ans. Et pour obtenir quoi ?

Même dans l'hypothèse du franchissement du « Point d'Achèvement» par la Côte d'ivoire en 2014, notre pays ne sortira absolument pas de la misère. En effet, selon le 20éme rapport du Secrétaire Général de l'ONU, cette réduction ne portera que sur 23% de notre dette extérieure, soit 3 milliards dollars annulés sur un total de 12,8 milliards dollars. En 2014, Il nous restera encore 8,8 milliards $ (4.400 milliards F.cfa) de Dette Extérieure, soit 77% du total ! Nous resterons donc Très Endettés !

C'est pourquoi les 24 pays (Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal etc.) qui ont dépassé ce « Point d'Achèvement» depuis plusieurs années, ne sont toujours pas sortis de la pauvreté et du sous-développementBien plus, la réduction de la dette extérieure ne portera que sur la Dette Publique(Club de Paris) et non sur la Dette Privée (Club de Londres). En outre, ce n'est qu'un allègement (réduction de 1.600 milliards F.cfa) et non un Effacement total de notre Dette Publique et Privée (6.300 milliards F.cfa). Ainsi, même si nous avons réalisé toutes les conditionnalités et atteint le « Point d'Achèvement» en 2014, il nous restera encore une Dette extérieure de 4.400 milliards F.cfa que nous continuerons à payer après 2014 ...

Et même dans l'hypothèse (miraculeuse) d'un effacement total de notre dette publique, cela représente moins de 5.000 Milliards F .cfa, ce qui est très loin des 17.600 Milliards F.cfa qui nous sont nécessaires pour nous sortir de la Pauvreté d'ici 2015 (Chiffrage du DSRP « Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté »).   Il nous manquerait donc, dans le meilleur des cas, 17.600 - 5.000 = 12.600 Milliards!

trouver les 12.600 Milliards manquants ?

1- Grâce à l'Aide Internationale - C'est Non, car les pays qui ont accepté d'effacer notre dette, considèrent déjà cet acte comme une Aide bilatérale. Ils ne vont pas encore accorder une autre Aide Publique, surtout qu'ils sont eux-mêmes frappés par la Crise Mondiale. Ils doivent d'abord penser à leurs propres populations avant de s'occuper des étrangers qui ne pensent qu’à tendre la main depuis des décennies.

2- Grâce aux Bailleurs? C'est Non, car « on ne prête qu'aux Riches ». Or, en tant que PPTE, la Côte d'Ivoire est « Pauvre et Très Endettée », donc loin des critères «bancables ». En outre, si la Côte d'Ivoire obtenait l'effacement de sa dette, elle deviendrait un « Mauvais Payeur ». Donc, personne ne consentira à nous prêter de l'argent, surtout que nous n'avons aucun «projet de développement industriel» permettant de générer des richesses réelles ! Au demeurant, il est prévu que les pays bénéficiaires du PPTE ne peuvent plus avoir accès aux Marchés Internationaux des Capitaux (où les taux sont actuellement très bas, inférieurs à 1% l'an) pour financer leur développement!

3- Grâce aux Investisseurs Directs Étrangers (IDE)? C'est Non, car un pays qui devient un PPTE, après avoir été un «pays-phare», montre son incapacité à gérer et est donc un «pays à risque». Les investisseurs hésitent donc à y investir, surtout que notre pays n'a aucune vision industrielle et qu'il rejette même la « Nouvelle Vision de Thierry TAN » accueillie avec ferveur par toute la population.

4- Conclusion: Même dans l'hypothèse (miraculeuse) de l'effacement total de sa dette, la Côte d'Ivoire ne pourra pas trouver les 12.600 Milliards manquants pour réduire sa pauvreté (DSRP) d'ici 2015.Notre «Pays Pauvre et Très Endetté» restera sous perfusion et donc sous la tutelle de ces institutions Internationales (FMI, Banque Mondiale et BAD), lesquelles n'ont aucun programme de développement industriel pour nous sortir du sous- développement. C'est pourquoi, tous les pays (Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal etc.) qui ont dépassé leur « point d'achèvement PPTE» depuis plusieurs années, restent toujours pauvres et sous-développés! Aucun de ces pays n'est devenu industrialisé…


 2èmeCHOIX: « PPTI» (Pays Prospère Très Industrialisé)

Dans son message à la Nation en 2009, le Président Gbagbo avait déclaré que « notre pays a remboursé 36,6 Milliards en 2006, 93 Milliards en 2007 et 252 Milliards en 2008. En retour, nous avons reçu 9,8 Milliards en 206, 37 Milliards en 2007 et 60 Milliards en 2008! ». Ce qui signifie que nous décaissons 4 fois plus que ce que nous recevons (sous forme de nouveaux prêts que nous devons rembourser).

En Milliards F .cfa

Année

DÉCAISSEMENTS

ENCAISSEMENTS

FLUX NETS

Pour rembourser notre Dette

Nouveaux Prêts

Encaissements moins décaissement

2006

37

9,8

-27,2

2007

93

37

-56

2008

252

60

-192

TOTAL

382

106,8

-275,2


Ainsi, en 3 ans, nous avons remboursé 382 Milliards, mais nous n'avons reçu sous forme de nouveaux prêts que 106 Milliards.
De ce fait, les Flux Nets sont négatifs de 275 Milliards en notre défaveur.
Pour la seule année 2008, nous avons décaissé 252 Milliards pour rembourser notre dette extérieure (dont 152 Milliards F.cfa pour la seule Banque Mondiale). Et nous faisons de même, sinon plus, pour l'année 2009.
Ce qui montre que les conditionnalités, pour atteindre le point d'achèvement du PPTE, sont si contraignantes pour les pays africains, qu'elles finissent par les achever. Et que pour survivre, ces pays africains sont obligés de céder toutes leurs ressources agricoles, minières et pétrolières aux multinationales. (Voir la note de M. André Soumah, président de ACE ici).

Or, avec seulement 176 Milliards F.cfa, tel que démontrée par la « Nouvelle Vision » de Thierry TAN, la Côte d'Ivoire aurait pu bâtir 1.458 Usines de transformation en Côte d'Ivoire, créer 11 Millions d'Emplois et générer 29.160 Milliards de capacité d'autofinancement en 5ème année (soit en cumul 43.600 Milliards sur 5 ans). Soit plus qu'il n'en faut pour financer les 17.600 Milliards qui nous sont nécessaires pour atteindre l'objectif de réduction de la pauvreté en 2015 (DSRP).
Et ceci, grâce à la relance qui se fera sans aucun emprunt supplémentaire!

Cette relance de l'économie ivoirienne est d'autant plus nécessaire qu'elle correspond aux plans de relance actuellement mis en place dans le monde pour juguler la crise mondiale. Ainsi, aux USA, le président OBAMA a mis en place son plan de relance (Stimulus package) de 787 Milliards Dollars. En Chine, le président HU Jintao a mis 600 Milliards Dollars sur la table. Au Japon, c'est 500 Milliards Dollars et en Europe, c'est 200 Milliards Euros ... Au total dans le monde, ce sont environ 2.500 Milliards Qollars (Soit 1.250.0OO Milliar:ds de F.cfaLsoit 520 fois notre budget national) qui seront injectés au cours des 2 prochaines années pour combattre la récession mondiale. (Tous ces plans sont financés par des dettes).

Ces 2.500 Milliards $ supplémentaires servent à relancer l'économie en injectant de l'argent frais dans les rouages de l'économie. Tout comme on injecte du sang frais dans un corps anémié pour lui redonner du tonus. Aux USA, l'État va donner 2.000 $ (vouchers de 1 million F.cfa) à chaque ménage américain, diminuer les impôts et financer des projets économiques. La Chine en fait de même et son économie commence déjà à repartir depuis le nouvel an chinois (février 2009).

Ce qui signifie que, pour juguler cette crise mondiale qui n'épargne personne, nous ne pouvons pas ramer à contre-courant des autres. Alors que tous les pays injectent de l'argent frais pour stimuler la demande et financer les différents projets pour faire redémarrer leur économie, nous qui sommes déjà en crise avant les autres, nous ne pouvons pas faire le contraire, en « tordant le cou» aux entreprises et aux ménages ivoiriens par l'augmentation des impôts et taxes, par le report du remboursement d'une grande partie de la dette intérieure (remboursement prévu en 2009 de 114 milliards seulement sur un encours total de 274 milliards, soit un report de dette intérieure de 160 Milliards). Ainsi, au lieu d'injecter du sang au corps anémié, nous en retirons. Et tout cela, pour pouvoir rembourser les arriérés de notre dette extérieure et remplir ainsi une des conditionnalités pour atteindre le «point d'achèvement» de l'initiative PPTE.

Or, l'exemple des 24 autres pays ayant dépassé ce point d'achèvement montre que ledit point n'a permis à aucun de ces pays de sortir ni du sous-développement ni de a pauvreté. En outre, à force de vouloir être PPTE, nous deviendrons mentalement « Pauvres et Très Endettés» et nous le resterons effectivement pour toujours!
Face à cette situation de crise, qu'ont fait les autres pays qui sont encore plus endettés que nous?

En effet, les USA ont plus de 10.000 Milliards Dollars de dette publique (soit
5
.000.000 Milliards F.eta
, soit 2.100 fois notre budget national) et la France a 1.200 Milliards d'Euros de dette publique (soit 781.000 Milliards F.cfa, soit 330 fois notre budget national).

Ce qui est sans commune mesure avec nos 6.300 Milliards F de Dette Extérieure 1

Et pourtant, face à la crise mondiale, est-ce que tous ces pays excessivement endettés ont demandé à bénéficier de l'initiative PPTE pour qu'on efface leurs dettes? Certainement pas ! Bien au contraire, ils ont même augmenté teurs dettes pour relancer leur économie.

Certes, leur statut leur interdit d'être PPTE, mais s'ils veulent le faire, ils sont assez puissants pour imposer leurs conditions au FMI et à la Banque Mondiale .
Mais ils ne veulent pas du statut PPTE, ils veulent rester prospères et très industrialisés. Et sortir de la Crise mondiale par la grande porte.

En outre, dans le cadre du PPTE. il nous est strictement interdit d'augmenter les salaires. Par contre, en tant que PPTI, la Côte d'Ivoire est libre d'augmenter les salaires et de faire ce qu'elle veut avec les richesses qu'elle a générées grâce à la « Nouvelle Vision}) : les lvoiriens auront tous des Emplois et bien rémunérés. Mieux, en devenant PPTI (Pays Prospère et Très Industrialisé), notre pays enfin riche pourra, à ce moment, renégocier avec les Bailleurs pour leur racheter notre Dette, rachat qui se fera sur la base fixée par le« Marché Secondaire de la Dette », Ainsi, en juin 1988. le cours des titres de créances bancaires sur la Côte d'Ivoire était de 29% de la valeur nominale. Ce qui signifie que les bailleurs étaient prêts à céder leurs créances sur notre pays pour 29% de la valeur nominale. En clair, les banquiers nous revendraient 1 00 Milliards de leurs créances sur notre pays, si nous leur donnions 29 Milliards seulement.

En Juin 1989. la décote était tombée à 14%. Avec 14 Milliards, nous pouvions racheter notre dette de 1 00 Milliards de valeur nominale. Pour preuve que c'est possible, le LIBERIA vient de racheter sa Dette Extérieure de 1 ,2 Milliards dollars (soit 600 milliards Fcfa) en ne payant que 3% de la valeur nominale (soit 18 Milliards F.cfa pour racheter sa dette de 600 Milliards).

En d'autres termes, si nous avions de l'argent, nous pourrions racheter notre dette à un taux très intéressant, sans passer par l'initiative très humiliante du PPTE.

Conclusion : La « Nouvelle Vision de Thierry TAN»

La « Nouvelle Vision de Thierry TAN» nous permet d'atteindre rapidement J'objectif PPTI (Pays Prospère et Très Industrialisé). Nous pourrons non seulement bâtir des milliers d'usines en Côte d'Ivoire, générer plus de 40.000 Milliards de fonds, créer plus de 11 Millions d'emplois bien rémunérés, mais également racheter notre dette à un taux très avantageux.
Et cela, sans être humilié par le statut de PPTE (Pays Pauvre et Très Endetté) et sans subir la tutelles des institutions internationales qui, l'expérience le prouve, n'ont jamais aidé un pays à être« PPTI » (Pays Prospère et Très Industrialisé) !
Ceci étant, rien ne nous interdit de négocier avec l'actuel patron du. FMI, Dominique Strauss-Kahn (DSK), qui est un homme sensé et qui plus est un camarade de promotion à HEC (Paris) de M. Thierry TAN, concepteur de la « Nouvelle Vision  ». Si nous lui expliquons que nous appliquons volontiers les (bonnes) réformes structurelles préconisées par le FMI, mais dans le cadre du PPTI et non du PPTE, DSK comprendra aisément qu'étant PPTI, la Côte d'Ivoire pourra racheter sa dette, au lieu de demander son annulation pure et simple qui gêne tout le monde.
Mieux, notre pays pourra même prêter au FMI et autres Institutions qui ont bien besoin de fonds supplémentaires pour juguler la crise mondiale actuelle.

La réussite de la Côte d'Ivoire, en tant que PPTI, fera tache d'huile et servira d'exemple aux autres pays africains. Tout te monde sera gagnant, y compris les bailleurs de fonds. A ce moment, rien n'interdit de croire que le « 21eme siècle sera te siècle de l'Afrique» : telle est la volonté de Dieu.

Que Dieu fasse que la « Nouvelle Vision »se réalise, pour que la Côte d'Ivoire soit enfin un «PPTI ». Et cela, pour le bien de nous tous.

 NB:

L'économie africaine est caractérisée par :

  • L’exportation des matières premières africaines ;
  • La faiblesse de la transformation industrielle des ressources naturelles africaines et notamment de l’agro- industrie africaine.

Le refus de l'industrialisation en Afrique fait que :

  • L’économie africaine est encore basée sur l'agriculture, notamment des produits de rente et non des produits vivriers.
  • Les entreprises africaines sont pour la plupart des filiales des multinationales occidentales ;
  • Le développement africain, malgré son taux de croissance raisonnable, ne profite pas à la population africaine.